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LE DERNIER N°
• THE GNAOUA
• ARAB-ANDALUSIAN MUSIC
• HISTORY OF A RELIGION

GUIDO N° 45
• TOWARDS CAPE SIM
• DAR SOLTAN AND BORJ EL OUED
• SHELL FISHING
• THE LMAHALOU SPRING

GUIDO N° 44
• THE ZAOUÏAS
• DOORS HAVE THEIR SECRETS
• DATES AND PALM TREES

GUIDO N° 43
• THE TOWNS OF ESSAOUIRA AND SAINT-MALO: TWIN SISTERS OR MIRROR IMAGES OF EACH OTHER ?
• RAFFIA CRAFT MIRO : AN EXCEPTIONAL DESIGNER
• SAFI COASTAL ROAD KASBAH HAMIDOUCH, AGOUZ, SOUIRA KÉDIMA

GUIDO N° 42
• ETERNAL MAGIC YESTERYEAR MEMORIES TODAY’S IMPRESSIONS - !!!!!
• THE SYNAGOGUE SLAT LKALHAL
• SPICES

GUIDO N° 41
• ESSAOUIRA: « A WORLD WITHIN A TOWN »
• THE NATIONAL TEA MUSEUM IN ESSAOUIRA, A CHINESE AND MOROCCAN PARTNERSHIP
• ESSAOUIRA AND ITS REGION ENHANCED BY THE DEVELOPMENT OF THE ARGAN TREE
• A TOP QUALITY SARDINE

GUIDO N° 40
• UNIQUE MODEL SHIPS IN THE MEDINA!
• AN OUTSTANDING ARGAN TREE! YES, BUT WHY?
• THE DROMEDARY CAMEL AND THE BACTRIAN CAMEL
• LEMONS AND THEIR PROPERTIES

GUIDO N° 39
• EDITO N° 39
• MOULAY HASSAN SQUARE
• BREATHE, SWIM AND MOVE AROUND: SUMMER IS HERE!
• THE GNAOUA AND THE FESTIVAL

GUIDO N° 38
• THE ATTIA SYNAGOGUE: A FUTURE MUSEUM OF JUDAISM?
• THE RETURN OF THE BALD IBIS OR GERONTICUS EREMITA
• AÏN AHJAR OR THE « SOURCE FROM THE ROCKS »

GUIDO N° 37
• PUBLIC LETTER-WRITERS, A LONG LASTING TRADE!!
• THE INLAYERS’ COOPERATIVE
• THE MENZEH (OR WAREHOUSE)
• YENNAYER OR BERBER NEW YEAR OR AMAZIGH
• THE BRIDAL VEIL BROOM OR « BILOUGUI »

GUIDO N° 36
• THE PORTUGUESE CHURCH & THE DANISH CONSULATE
• ELEONORA’S FALCON
• FROM ESSAOUIRA TO SIDI KAOUKI DUNES, DESERTED BEACHES AND FISHERMEN’S VILLAGES

GUIDO N° 35
• REED CRAFTSMEN
• SAFI : THE MEDINA AND THE MARABOUT ALONG THE COAST
• TOWN ZAPPING
• THE TRAVELLER’S TREE OR RAVENALA MADAGASCARIENSIS

GUIDO N° 34
• THE SLAT LAKLHAL SYNAGOGUE
• THE DONKEY: NOT SO STUBBORN!

GUIDO N° 33
• ORGANIC HORSEHAIR : AN OLD STORY!
• FROM OLIVE TO OIL ! : ZITOUN, ZITOUNA, ZIT…
• BLACK OLIVE JAM
• THE TRACKS AROUND SIDI KAOUKI

GUIDO N° 32
• BEACONS AND SEA MARKS : REFERENCE POINTS FOR SAILORS
• WELL BEING CENTRES
• SAFI

GUIDO N° 31
• GNAOUA AND WORLD MUSIC
• A NEW LIFE FOR THE INDUSTRIAL ZONE?
• AZEMMOUR
• THE TAZOTA
• GATHERED IN THE PAPERS AS DAYS WENT BY

GUIDO N° 30
• ESSAOUIRA, THE « EVER-CHANGING »
• THE CAFÉ-HÔTEL AABDI AND THE AABDA TRIBE
• WATCHTOWER-MOUCHARABIEH-PEEPHOLE
• GREEN TOURISM IN IDA OUGOURD
• IN-CITY ZAPPING

GUIDO N° 29
• THE CLOCK
• LA FIXATION DES DUNES À ESSAOUIRA
• THE WATIER STATION - MOULAY BOUZERKTOUN
• BEAUTY SECRETS FROM MOROCCAN WOMEN
• TOWN ZAPPING

GUIDO N° 28
• FESTIVAL OF THE ATLANTIC ANDALUSIAS 2010
• TOWN CHECK
• PARADISE VALLEY

GUIDO N° 27
• THE WOOL SOUK IN ESSAOUIRA, A VANISHING ACTIVITY
• REHABILITATION OF THE ESSAOUIRA MELLAH AND OF THE SCALA AREA
• TAGENZA AND GARA GARA

GUIDO N° 26
• EDITO N° 26
• FLOODING, THE BRIDGES OF DIABET
• THE ZERRAR DAM
• SIDI MOGDUL
• OUALIDIA OR WALIDIA

GUIDO N° 25
• ALICE’S LOOKING GLASS : IOSU URIZ
• THE SOAPS OF MOGADOR

• HAMMAM AND SPA
• ITINERARY IN THE RED TOWN

GUIDO N° 24
• STREET ART
• THE ARGAN OIL FROM SIDI YASSINE
• A TOUR TO NEKNAFA AND ITS « SPA »

GUIDO N° 23
• LOGBOOK ENTRIES : MEMORIES OF THE PORT
• THE SQALAS
• THE WATER
• A TOUR OF THE COASTLINE AROUND ESSAOUIRA

GUIDO N° 22

GUIDO N° 13
• EDITO N° 13

Guido : 43 - ZAPPING EN VILLE

Un vent souffle sur la ville, rien d’exceptionnel concernant le vent surtout en cette saison, mais celui-ci tire la ville vers le haut. Les projets se multiplient et se concrétisent pour certains, les travaux d’embellissement et de restauration de la ville se poursuivent. Les remparts sont terminés dans leur totalité, toutes les portes d’accès de la médina sont de couleur rose comme dix ans auparavant, ainsi que les portes arcades qui séparent les différents souks dans la rue qui traverse la vieille ville. Ce rose là demande à juste être patiné par le temps.
Dans la ville nouvelle tous les trottoirs sont en cours de finition, pavage et bordures bleues, partout de nouveaux cafés ou boutiques, donnant à la cité l’air d’une grande. Un nouveau supermarché dont les travaux ont longtemps été stoppés ouvrira à l’entrée de la ville, « Label vie » une enseigne de Carrefour. Les habitants repeignent leurs façades, les restaurations de maisons sont nombreuses. Tout est de plus en plus propre ! Le front de mer n’est pas en reste et même si les travaux ont pris du retard, l’entreprise est titanesque, les bords de plage se dessinent avec jardins, allées cyclistes ou piétonnes, espaces de jeu etc.…
De nouveaux aménagements verts voient le jour dans la ville, le long des remparts de Bab Marrakech, à l’extérieur. Cinq palmiers malades du Méchouar, entrée de ville près de l’horloge ont été remplacés par de beaux spécimens adultes, une opération impressionnante !! Et enfin le parking du port aménagé et règlementé qui facilitera la vie des automobilistes.

Du côté des restaurations il est à nouveau question du consulat Danois, de l’église portugaise en bien mauvais état, des cimetières des trois religions. Idem l’idée d’un centre culturel pour la ville, celui dessiné par Oscar Niemeyer, revient dans les projets. Un point noir toujours, le mellah !

Terre de tolérance et de brassage des cultures, Essaouira a accueilli l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Dwight L. Bush Sr, pour sa première visite dans la ville les 12 et 13 juin 2014. Lors de cette visite, son Excellence Monsieur l’Ambassadeur s’est rendu au site des cimetières des Trois religions pour s’enquérir des travaux de réhabilitation financés dans le cadre du programme « Ambassadors Fund for Cultural Preservation », le Fonds des Ambassadeurs pour la préservation culturelle. En effet, l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Rabat a octroyé, en 2012, une subvention à la Fondation du Haut Atlas pour un projet d’entretien et de préservation des cimetières musulmans, chrétiens et juifs d’Essaouira. Pour ce faire, la Fondation du Haut Atlas a impliqué dans ce projet d’une année les associations locales, les leaders communautaires, les étudiants et les enseignants de la région. Par ailleurs, le choix des cimetières des Trois religions n’est pas fortuit. Ces sites sauvegardent dans leurs vestiges un passé ou s’embrassent les cultures et les religions.

Un nouveau service de navettes Express partagées entre Essaouira et l’aéroport de Marrakech est en place. Il existe plusieurs horaires qui viennent compléter ceux des BUS pour nous permettre de prendre des vols tôt et arriver sur des vols plus tard le tout à des prix très compétitifs de 23 euros par personne. Les résidents et les frequent travellers pourront profiter d’avantage supplémentaires au fur et à mesure qu’ils apparaitront et les hôteliers et maisons d’hôte et commerçants également en s’inscrivant sur http://www.MarrakechEssaouiraExpress.com/guido

Exposition – A noter une exposition-vente à Dar Souiri du 15 au 30 août 2014 sous l’égide de l’association Project 91 pour financer un projet humanitaire comme elle le fait toujours. L’artiste exposé, Stanley Chow, mondialement connu avec ses portraits de personnalités, de Mickael Jackson à Marilyne Monroe ou encore Nina Simone, travaille en association avec Karl Lagerfeld. Ne pas rater non plus la boutique de l’asso rue Chbanate, débordant de jolis objets design et locaux.

A signaler pour le plaisir des gourmands un très joli restaurant ouvert par un jeune marocain riche d’idées, « Le Loft », à la belle décoration de bois, de paniers tressés multicolores, de tapis/tableaux et de lampes rétro dont la carte est bien alléchante. Ouvert l’après midi avec livres et Wifi à disposition. Facile à trouver, dans la ruelle qui mène sur la place de l’horloge.
Pour les connaisseurs encore et les amateurs de bons fromages et de charcuterie toute aussi fameuse, rendez vous aux « Délices d’Inès », dans la ville nouvelle non loin de la « Maison Gourmande »

L’aéroport d’Essaouira peine encore à atteindre un nombre suffisant de vols desservant la ville. Une infrastructure sous exploitée. En 2013 il a accueilli 80000 passagers pour 8 vols par semaine, et en comptait 25 000 en 2012 pour seulement 2 vols.

Seules trois compagnies se partagent les vols sur Essaouira, Royal Air Maroc, Transavia et Ryanair. Le désenclavement de la ville, qui voit pourtant le nombre de ses visiteurs s’allonger, passera par l’augmentation des vols. Un unique vol supplémentaire sur Marseille est prévu pour le mois d’août 2014, quant à celui ralliant Charleroi en Belgique, il a disparu en mars dernier, manque de rentabilité et analyses financières.

Des projets de nouvelles lignes sont en cours d’étude par l’ONDA, ONMT et certaines compagnies d’aviation mais rien ne filtre pour l’instant. L’aéroport se pare pourtant d’une infrastructure suffisante avec boutiques, cafés et banque. La nouvelle équipe de l’aéroport, dynamique et jeune, travaille sur un partenariat/jumelage entre l’aéroport de La Rochelle et celui d’Essaouira, déjà jumelées économiquement, dans le but de mettre en place une ligne entre les deux cités.

Essaouira au Maroc, La Rochelle en France : deux villes déjà liées par un accord de jumelage, et qui partagent une même qualité de vie, et une approche qualitative du tourisme. Cités historiques et maritimes, toutes deux ont des remparts qui dominent l’Atlantique. Mercredi 4 juin, à l’occasion de CONNECT, les deux aéroports ont signé un accord destiné à l’ouverture d’une ligne aérienne régulière La Rochelle-Essaouira. Les discussions dans les prochaines semaines seront déterminantes pour parvenir à l’ouverture de la liaison. Les deux villes se connaissent déjà bien, puisqu’elles sont jumelées, et pratiquent des échanges depuis plusieurs années. L’annonce de l’ouverture de la ligne générerait un trafic immédiat, d’autant plus qu’il y a pour le moment peu de destinations « soleil » à partir de La Rochelle. Loin du tourisme de masse, la destination proposera des formules attractives. Essaouira est également une destination qui ouvre les portes du Maroc, puisqu’elle se situe à mi-chemin de Marrakech et d’Agadir..
L’Aéroport d’Essaouira aux rythmes Gnaouis

Guido : 40 - ZAPPING EN VILLE

Essaouira a le vent en poupe ! Lors de la dernière saison estivale, la Cité des vents a enregistré un flux sans précédent des estivants marocains et étrangers, engendrant ainsi une sur densification des parkings, de la plage et des rues de la médina. De mémoire d’habitant on n’avait jamais vu autant de monde dans la ville ! A l’issue de la saison estivale, la Délégation provinciale du Tourisme de la ville d’Essaouira fait le point sur une saison courte... mais néanmoins ensoleillée.

Les Alizées semblent souffler en faveur du tourisme dans la cité des vents. Selon le dernier rapport de la Délégation provinciale du Tourisme, Essaouira a connu, durant le premier semestre 2013, une hausse de 27% des nuitées déclarées par rapport à la même période de l’année précédente, tout en enregistrant un pic après l’Aïd Al-Fitr, soit durant les 20 derniers jours d’août. Selon la délégation provinciale du Tourisme, la hausse des nuitées durant le premier semestre est imputable, en grande partie, à l’importance du tourisme des non-résidents (+28%), en particulier le tourisme français (+20%), anglais (+37%), allemand (+38%) et belge (+42 %). Les touristes résidents (les nationaux) ont également vu leurs nuitées augmenter de manière significative (+20%), observe-t-on.

A ce niveau, la délégation touristique parle d’une « euphorie estivale sans précédent », juste après l’Aid. La majorité des établissements touristiques ont enregistré, durant cette période, des taux d’occupation avoisinant les 100%, au point que la ville ne disposait plus d’aucune chambre disponible, notamment durant les week-ends. Selon des professionnels du tourisme dans la ville, interrogés par la MAP, les Marocains restent adeptes de la location d’appartements et de chambres, des habitudes de consommation qui s’expliquent par le fait que ces formules sont plus adaptées pour les familles nombreuses. Toutefois, ces acteurs, qui estiment à plus de 300.000 personnes le nombre de visiteurs pour la destination Essaouira durant le mois d’août, observent que les touristes marocains occupent une proportion de plus en plus importante des nuitées au sein des établissements d’hébergement classés.
On dirait bien que la crise du secteur n’aura pas franchi les murs de l’ancienne forteresse portugaise. Est-ce la conjoncture mondiale dans les pays musulmans (Turquie, Egypte, Tunisie) ou la médiatisation de la ville ? Il semble que Marrakech n’ai pas eu de résultats aussi bons qu’Essaouira, mais par contre, Agadir renait.

L’Esprit de Mogador vise à faire d’Essaouira un chantier conciliant développement culturel et promotion touristique L’Esprit de Mogador, une manifestation à caractère culturel et artistique, dont la deuxième édition a été organisée les 30 et 31 août à Essaouira, a pour ambition de faire de la ville des Alizés un chantier conciliant développement culturel et promotion touristique, a indiqué le secrétaire général du Centre marocain de culture et arts antiques, Taher Touil.

Cette manifestation, co-organisée par le Centre marocain de culture et d’arts antiques et le conseil municipal d’Essaouira, vient enrichir l’agenda artistique d’Essaouira, avec la particularité de s’ouvrir sur la culture arabe, qui entre ainsi en symbiose avec les composantes amazighe et africaine de la culture marocaine.

Cette 2ème édition a été l’occasion d’associer des acteurs locaux dans l’organisation de cette manifestation, de promouvoir et redécouvrir plusieurs formes d’expression artistique inspirées, notamment, du patrimoine local et de renouer avec plusieurs artistes et jeunes talents d’Essaouira, a-t-il souligné. La deuxième et dernière journée de cette manifestation, initiée en collaboration avec le ministère de la Culture et l’Association Essaouira Mogador, a été marquée par une conférence sur l’art et les médias et une soirée musicale animée par les artistes marocaine Imane El-Ouadi et libanaise Oumayma Al-Khalil. Le programme comprenait également une opérette intitulée « Adwaa mounira min abouab assaouira » (Lumières radieuses des portes d’Essaouira), une pièce de théâtre intitulée « Chkhir Lemouaj » (Ronflement des vagues), interprétée par la troupe de l’association Othello pour le théâtre et le cinéma dans la ville ainsi que la présentation d’œuvres d’écrivains et poètes d’Essaouira.

Les chambres de commerce des villes de Las Palmas (Iles Canaries) et d’Essaouira ont décidé de renforcer les relations de coopération bilatérale dans divers domaines. En vertu d’un accord, signé à Las Palmas, entre la Chambre de commerce, d’industrie et de navigation de cette ville canarienne et la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Essaouira, les deux parties conviennent de renforcer les relations commerciales entre les entreprises représentées dans les deux institutions, et de promouvoir la réalisation d’actions sociales et culturelles, de formation et de promotion de la situation de la femme entrepreneure. L’accord stipule également que les deux parties encouragent le développement économique dans les deux régions, à travers l’organisation de séminaires, de conférences, de congrès et de missions commerciales. Les deux chambres s’engagent également à encourager l’accès de la femme au monde des affaires et à appuyer les femmes ayant déjà créé leurs entreprises, à travers l’échange d’expériences, l’adoption de stratégies dans ce domaine et l’exécution de plans de promotion de la situation de la femme entrepreneure.

L’accord stipule par ailleurs l’encouragement de la participation des parties signataires à tous les projets qui sont à même de promouvoir les Autoroutes de la mer, conformément à l’accord signé à Marseille par les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union pour la Méditerranée. Il encourage en outre la conclusion d’une convention de jumelage entre les villes de Las Palmas et d’Essaouira. A cette occasion, le président de la Chambre d’Essaouira a invité les entrepreneures canariennes à venir investir dans cette région qui regorge d’importantes potentialités. Pour sa part, Mr. Suarez, président de la chambre canarienne plaide pour un renforcement de la coopération économique avec le Maroc et surtout avec la région d’Essaouira, appelant à la promotion des lignes maritimes entre les deux régions.

L’Agence urbaine d’Essaouira
En mai 2013, cette agence a remporté le 2ème prix des Nations Unies pour le service public dans la région Afrique. Après avoir été le premier établissement public à utiliser les QR codes, l’agence urbaine d’Essaouira s’apprête à lancer sa Newsletter. Faute de budget, cette agence s’est pratiquement spécialisée dans l’innovation pour trois fois rien. C’est une première au Maroc. L’Agence urbaine d’Essaouira annonce qu’elle va prochainement lancer sa propre Newsletter pour informer régulièrement les citoyens de ses activités.

Guido : 37 - ZAPPING EN VILLE

Chacun peut constater que depuis près de cinq ans les chats de la ville, et en particulier les chatons, sont moins miteux ! L’association « Help the street animals of Morocco », (HSAM) est de retour.

Par deux, tee-shirt bleu pâle, seringue et douceur en main, nous avons pu les croiser dans la médina, s’arrêtant et soignant tous les chatons sur leur passage. L’association stérilise et traite les chats d’Essaouira et voudrait faire en sorte qu’il en soit de même pour les chiens errants en mettant en place un système de stérilisation/vaccination. Cela permettra de gérer la population et de prévenir la venue de chiens nouveaux dans la région. Les habitants des quartiers pourront se familiariser avec les chiens qui vivent dans leur vile. La population des chiens errants dans une région donnée sont limités par les ressources à leur disposition. Si une population saine, vaccinée et stérilisée est maintenue, cela permettra de minimiser la possibilité pour les autres chiens (ayant des risques possibles pour la santé, y compris la rage) de peupler la région.
Vous pouvez vous renseigner ou apporter votre soutien en consultant le site www.hsam.org.uk/dog-awareness-day.

La compagnie Transavia confirme la création de nouveaux vols réguliers en provenance de Paris à partir de mars 2013. Les réservations peuvent se concrétiser sur internet dès maintenant.

La concurrence avec la Royal Air Maroc devrait ouvrir une possibilité de réduction des tarifs. Les lignes annoncées vers Londres ou Bruxelles, elles, se font toujours attendre. Les vols de Transavia viendront compléter les vols réguliers de la RAM. Pour le bonheur de tous, les week-ends parisiens, shopping, expositions ou toute autre chose pourront être plus fréquents. Les mini escapades tant attendues seraient-elles à portée de main et de portefeuille ?

Chacun aura pu constater que la promenade le long de la mer est détruite, procurant à la plage un air de fin du monde. Difficile pour les promeneurs, familles, touristes, amoureux… de se frayer un passage au milieu des tranchées, des bulldozers, des brouettes et des monticules de terre !!
Les gros travaux de réaménagement de la corniche sont prévus pour la fin de l’hiver, du bout de la plage au café le Fanatic. Espaces verts, aires de jeux pour les enfants ou terrains de sport, pistes cyclables, promenades, bancs publics, sanitaires, poubelles, renouvellement des éclairages… tout ce qui fait cruellement défaut à l’heure actuelle ! Une corniche superbe au vu des plans de réaménagement consultables dans les bureaux de l’urbanisme de la Province, avec vue sur la mer, la baie et les îles pour des couchers de soleil plus beaux encore !!

A Essaouira 31% de la population active travaille dans le secteur de l’artisanat, partie non négligeable de l’âme d’Essaouira. Il suffit de voir et de dénombrer les multiples échoppes des artisans qui s’alignent en rangs serrés et constituent l’essentiel de l’activité dans la médina.

Des travaux d’envergure ont été entrepris pour totalement restaurer les locaux du centre artisanal situés dans la cour du bastion de Bab Marrakech, centre d’appui à la bijouterie, à la marqueterie, au tissage…. Les artisans déplacés en étage ou dans les locaux non restaurés pour l’instant réintègreront des lieux de production plus adaptés et aux normes plus sécuritaires. Les grands palmiers de la cour, qui croulent sous des dizaines de feuilles fanées et les conduiront si rien n’est fait à une mort annoncée, subiront, nous l’espérons le même sort de rénovation et d’entretien.

Le reste de la ville reste en perpétuel chantier, travaux d’assainissement toujours pas terminés, essentiellement dans la médina, rues non pavées dans lesquelles il est difficile de progresser par temps de pluie à moins de se munir de bottes de caoutchouc.
Force est de constater que dans les derb, les différents quartiers, les habitants se regroupent en associations pour donner à leurs ruelles ou impasses un air pimpant.

L’ensemble des impasses sidi Mohamed Ben Abdallah en est un bel exemple : chaux sur tous les murs, blanche, mauve ou jaune, accord passé avec la GMF pour faire en sorte que les ruelles ne dégorgent plus de poubelles éventrées toute la journée, ruelles pavées… Des initiatives que nous ne pouvons qu’applaudir !

Le fondouk situé en plein milieu des souks de fruits, olives et volailles, sur la gauche en se dirigeant vers Bab Doukkala a rouvert voilà 6 mois, après une longue période de fermeture.
Autrefois on y mangeait des poissons grillés dans une charmante cour à l’ombre d’un figuier et d’un palmier. Les lieux ont été repeints, arrangés, des canisses d’osier couvrent une partie du patio pour y maintenir la fraicheur, l’accueil y est charmant et il est possible de s’y restaurer à tout petit prix et au calme en plein souk ! Son nom ? « Al Karma » !

Guido : 36 - ZAPPING EN VILLE

- Women’s tribune. Women’s Tribune 2012
Du 28 au 30 septembre, l’édition 2012 du Women’s Tribune réunira à Essaouira plus d’une quarantaine d’intervenants, en plus des participants, autour de thèmes traitant directement du devenir de la femme. Ainsi, cette édition 2012, qui se déroulera sur 3 jours, consacrera une première journée à la dimension économique, plus précisément sous l’angle du développement durable. Une invitée de marque ouvrira le débat, il s’agit de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement.

La deuxième journée des travaux du Women’s Tribune aura pour thème les grandes évolutions et l’influence de la femme dans la société et notamment dans les sphères politique et sociale ; le troisième jour sera le moment de faire le point sur les échanges et contributions.

Cette année encore, les participants viennent des quatre coins du monde pour partager leur expérience, alimenter les échanges et débats, et contribuer à la réflexion sur le devenir des femmes.
Les participations d’Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine et de Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, sont prévues. Lors de cette édition, le Women’s Tribune s’affirme comme le lieu où seront abordées, sans tabou et avec une réelle volonté de comprendre, les problématiques que rencontrent les femmes de Méditerranée et d’Afrique subsaharienne, et plus globalement, toutes les femmes du monde. Ce sera l’occasion, au cours d’échanges ouverts et diversifiés, d’essayer de trouver ensemble des voies d’évolutions, d’amélioration et des solutions.

André Azoulay, Conseiller du Roi, Meriem Bensaleh, présidente de la CGEM et Fathia Bennis, présidente fondatrice du Women’s Tribune, procéderont à l’ouverture officielle de cette édition.

- C215
Dans la série « patrimoine à l’abandon ou tout fiche le camp !!! » Le pirate qui veillait sur la place Moulay Hassan, le regard au loin vers la mer a disparu au début de l’été. Dessiné et poché sur une plaque métallique, comme une trentaine d’autres d’œuvres dans la ville réalisées lors du festival gnaoua de juin 2009, ce pirate, devenu en quelque sorte l’emblème du port a été volé sans que personne ne s’en inquiète. Là encore une négligence et un laisser aller quant à la préservation du patrimoine citadin.

C215, artiste international, a quasiment totalement disparu des murs de la ville, à l’exception, en particulier, d’un superbe derviche sur le mur du « hammam Mounia » dans la médina.

Pour ceux que cela intéresse se référer au Guido n°24, automne 2009. Véritable poète urbain, espiègle ou facétieux, aux clins d’œil critiques ou noirs, à la vision impitoyable de la société, C215 peint, poche ou « graff » plus précisément, des animaux, des scènes de rue. Il dépose tendrement ses personnages jaillis d’une cour des miracles, des portraits de sans abris, mendiants, réfugiés, orphelins, pirate ou sorcière. Tous sont expressifs, inquiétants, souvent enfermés dans leurs espaces. Un cadenas n’est jamais loin. C215 leur dessine une place dans la société, dans la ville ou ses faubourgs, trouve l’endroit qui les abritera et les y fera survivre.

- Musée national du thé
Les gouvernements marocain et chinois ont signé le lundi 18 juin 2012 à Pékin, un accord pour la mise en place d’un musée national de thé à Essaouira. Le projet devrait être réalisé sur une superficie de 2.300 m2, et mettra en valeur des objets d’art sur le thème du thé. L’établissement sera conçu selon des normes internationales, dans le but de valoriser un aspect de notre patrimoine national. Le choix revient à la ville car c’est par le port d’Essaouira que le thé a fait son entrée à la grande époque des échanges commerciaux au 17e siècle.

L’idée de créer ce musée, qui sera ouvert au grand public, est aussi initiée par l’Association Essaouira-Mogador, la ville d’Essaouira et d’autres partenaires. Les deux pays partagent une tradition ancestrale du thé et le Royaume est le premier importateur mondial du thé vert de Chine. La ville a été également choisie pour sa capacité d’hébergement. Par ailleurs, un café virtuel « Swi9a Maghribia » vient d’être créé au bonheur des Marocains de Chine. Ces derniers pourront partager des informations ou se donner rendez-vous. Tout Marocain de Chine, muni d’un iPhone ou d’un téléphone portable fonctionnant sous OS Android, pourra bénéficier de cette nouvelle création en téléchargeant l’application chinoise « Weixin ». Il pourra échanger des messages sous format écrit, audio, ou vidéo et des images sans utiliser son forfait ou consommer ses unités téléphoniques.

- Quartiers menacés d’ensablement !
Le quartier industriel, la nouvelle Sqala et Jrifate sont actuellement sous la menace de l’ensablement à cause des dunes mouvantes situées sur la plage Safi à Essaouira. Le vent soufflant tout au long de l’année ne cesse de déstabiliser les dunes de sable à cause de la suspension des travaux de branchage et de fixation depuis plusieurs années.

La déstabilisation des grandes dunes formant une vraie réserve naturelle protégée (une richesse floristique recelant une diversité de mammifères et une avifaune nicheuse et migratrice et bien d’autres espèces d’oiseaux rares) peut constituer une vraie menace pour le déséquilibre écologique de Mogador qui a sacrifié une grande partie de ce patrimoine naturel répertorié au profit du béton. Pourtant, la ville fut depuis son édification en 1760 soumise à une forte fréquence du vent et à une importante érosion qui n’a pas épargné la forêt les protégeant de la désertification. Un processus de reboisement et de fixation des dunes, comme celui entrepris en 1914 et achevé dans les années 80, nécessite un travail durable d’entretien et de densification pour éviter toute fragilisation des zones dunaires.

Outre la suspension des travaux de branchage et de fixation des dunes, l’on assiste à un retour en force des activités illégales qui étaient toujours à l’origine de la fragilisation des structures dunaires, telle la présence des troupeaux de bétail de façon massive et régulière.

- Andalousies atlantiques
Pour sa 9e édition, le festival célébrant l’art et le patrimoine arabo-andalou se déroulera à Essaouira du 1er au 4 novembre 2012. Organisé depuis 2003 conjointement par l’association Mogador Essaouira et la Fondation des alizés, cette manifestation culturelle a pour objectif de mettre sur le devant de la scène artistique le patrimoine commun du Maroc et de l’Espagne. En plus des concerts organisés durant ces 4 jours de festivités, ce sont également des conférences, débats et ateliers artistiques qui sont organisés dans la cité des alizés.

- Essaouira dans le top 10 des meilleures escales touristiques au monde
La cité des vents n’a pas fini de séduire les voyageurs. Cette fois c’est la chaîne de télévision «Voyages» qui la classe parmi les «10 meilleures escales du tourisme mondial». Considérée comme une «destination du bonheur», Essaouira fait également l’objet d’un reportage inédit dans le cadre de la nouvelle série-documentaire, «tour du monde à la recherche du bonheur». Conçus par le réalisateur Erik Woringer, ces documentaires seront diffusés début 2013 en Europe et aux USA, une excellente publicité pour la cité des alizées.

- L’Agence Urbaine d’Essaouira (AUESS) est le premier établissement public à s’être doté du QR Code au Maroc. La motivation réside tout simplement dans l’article 27 de la nouvelle Constitution. Celui-ci a inscrit dans le texte fondamental le droit d’accès des citoyens aux informations des administrations publiques, des conseils élus et des instances chargées de la gestion de la chose publique. En déployant ce nouveau moyen de communication, l’Agence urbaine oriente aisément l’utilisateur vers des informations en direct : site web de l’agence, évolution des projets en cours, appels d’offres, responsables et coordonnées etc. L’AUESS offre un gain de temps considérable aux usagers, sans aucun coût pour l’utilisateur puisque l’application est gratuite et téléchargeable en quelques instants. Le système renforce le dialogue entre les citoyens et l’Agence urbaine et accélère la circulation de l’information.

Guido : 35 - TOWN ZAPPING

The clock
We had waiting for years for the town clock to make us hear the sound of its bells again: it is done! Restored in 2012, it has shown the time for a few weeks now and it rings every quarter of an hour. Made up of five bells, the Essaouira clock had always timed the daily rhythm of the town inhabitants but in 1997, the mechanism stopped and until today no serious restoration work had been undertaken. A symbol of Essaouira, the clock, inaugurated by Marshal Lyautey, and which is situated in the Medina, beside the Bab El Menzeh Square, used to give the time ever since 1918 to the inhabitants of the town. Some attempts had been made to fix up the clock but they did not last long. Important restoration work started a few months ago and the clock once again makes hear the sound of its bells to every inhabitant’s heart content who nostalgically recall the times when the bell strikes used to sound the time to go to school, the time to go for lunch etc…Smiles come on people’s faces when they evoke this time.
The investment comes to an estimation of 1.2MillionDH. In practical terms, two sites were involved at one time: the repair of the clock complete mechanism and the restoration of the building sheltering it. The repair of the very old and complex mechanism was undertaken by a company from Casablanca: the agreement implied to find the same mechanism as before and this requirement was paramount. The restoration of the building will allow for a new tourist site whose access will be via the laying of a staircase at the back of the building. We may perhaps consider the colour chosen for the railings at the top of the tower as a bit unfortunate…
The clock is not the only mythical building in the town to be in the course of restoration. Building work is underway as well in Bab Marrakech Bastion: led by the town Council and the Ministry for Culture, the first big restoring operation ended in 2006, the first phase of the work being completed before the Gnaoua Festival. The first floor and the terrace have been laid out to accommodate a new place for concerts. A second phase of the works will take place during the summer. This building was one of the major defence points in the town. Exhibitions have already been planned.

Careful! Roadwork!
One can only admire the amount of changes and improvements of the roadwork in the new town: the paving of sidewalks, the tarred roads, the flower beds on the roundabouts, the laying out of numerous roundabouts and of the green belt… but one can only deplore the state of the medina where the work starts and stops endlessly provoking in many derb non ending water cuts, sewage flooding, dangerous holes for people on foot and all kinds of possible imaginable inconveniences. The medina inhabitants are letting out their anger and tourists are fleeing the old town.

Odin is afloat again in the town harbour after several months of restoration. This boat that I spoke about in issue 34 of The Guido looks magnificent! Her two masts of respectively 12 and 8.80metres redone according to the book regained their place. The boat should reach the harbour of Brest in Brittany for the 2012 edition of the Tonnerres de Brest which will take place from July 13th to July 19th. This event taking place every four years will host this year as guests of honour Morocco as well as Indonesia, Mexico, Norway and Russia. For the occasion, a 1500m² stall will be set up on the docks in order to promote tourism and sea life in Morocco. From Essaouira to Brest it’s only a minute away!
In the medina- Strange bas relief
To people who know how to look, how to hunt around, the medina is packed with remarkable stalls: Abdelmalek Ahouirine’s is one of them. Through his sculptures, his hands tell the tale of the world, of life, of daily life in the country, of the town of Essaouira and even of the war. He hunts around in the harbour for pieces of boats, heavy lumps of wood of various sizes, sometimes streaked with green, red, vibrant orange or blue. For the past forty years, he has expressed his visions in bas relief with naïve figures, animals or houses.
They are not figurative representations as such but merely expressions of his vision of History in hollowed designs or in simulated perspective. Here one finds the war in Palestine or in Gaza with tanks, missiles and soldiers. There one sees the sweetness of the countryside and its animals or the construction of the pyramids. There again is the Mellah, its ramparts and the boats brushing against them. He has always sculpted bas relief and in the first years he did this in parallel with his job of carpenter.

Today, he works in his little stall at the top of the Taraa Square, in the right hand side alley going down towards the food souks. His hands move constantly. His young son, when not at school, accompanies his father and maintains his productions; he is also starting to handle wood chisels. Abdelmalek makes what he wants and sells to passers by or to connoisseurs of his art. There’s no other shop like his in the town and it’s a must. Our sculptor presented two of his panels last February at the latest exhibition Etrange V at the AFME

We like the information notice boards on local flora and fauna set up outside the town on the South along the Agadir road as well as well planned car parks and the paths leading to the discovery of the Ksob wadi and to the argan tree wood! A great initiative!

Guido : 34 - ZAPPING EN VILLE

Odin un bateau étonnant! sur le port, côté droit dans l’espace réservé aux restaurations, une apparition singulière et inhabituelle à Essaouira !

Odin retrouve une nouvelle jeunesse, mis à quai à la fin de l’été dernier après être arrivé par la mer de Monaco après un mois et demie de navigation.
Fabriqué en Allemagne en 1965, entièrement réalisé en acajou, teck et iroko par un architecte qui en conçu quatre semblables dans ce chantier naval.
Ancien restaurant flottant, son propriétaire actuel, Philippe, décorateur à Essaouira, espère qu’il le deviendra à nouveau.

Le bateau fait 17 mètres de longueur par 5 de large et 1,80 de tirant d’eau. La cabine intérieure sera restaurée dans cette perspective. Pour l’heure les ouvriers navals du port, les charpentiers de marine dont il faut saluer la qualité du travail, œuvrent à remettre Odin en état, refaire des bordées, changer la quille en chêne et la consolider avec de l’inox, une restauration dans les règles de l’art avec les matériaux d’origine.

Ses deux mats, 12 m et 8,80 m seront refaits en lamellé collé toujours à l’identique relayés par deux moteurs Mercédès. La cuisine, toute en acajou est un véritable bijou, pièce de musée à sauver. Un seul credo pour Odin : le refaire comme il est né, avec passion et amour de la part de son propriétaire !
N’hésitez pas à aller voir ce dieu de bois sur la cale et observez la qualité de l’ouvrage des hommes du port, un savoir faire ancestral et magnifique ! Le souffle magique de ce dieu du ciel pousse vers la victoire !

Sardinier à vendre ! De l’autre côté du port, côté construction sur la gauche, un gros chalutier est terminé mais ne trouve plus acquéreur, crise oblige !
Le propriétaire baisse les prix, peut être sera-t-il vendu aux enchères au plus offrant.

Joutiya ou l’art pour tous : brocante, ferraille, vêtements espace caché dans le quartier industriel, gigantesque amoncellement de déchets ménagers, de boiseries et mille autres choses : si vous allez tout au fond derrière les baraquements qui abritent des artistes, des ateliers de bricolage en tout genre, face à la mer, dos aux friches industrielles et surplombant des décharges abandonnées à tout vent, deux panneaux muraux recouverts de morceaux de céramique étonnent ! Morceaux d’art déposés là, anonymes, quasi invisibles aux regards.
Profitez pour faire le tour des ateliers de nos artistes, tout aussi étranges que l’endroit, artistes singuliers qui s’exposent et s’exportent, créatifs et inspirés que vous retrouverez dans l’exposition Etrange V, à l’Alliance franco-marocaine. Dans l’allée centrale, une roulotte ne paie pas de mine extérieurement mais faites les curieux et visitez l’intérieur ! La roulotte est à vendre. Un peu plus loin un bout de maison couverte de mille couleurs de terre, ailleurs des amoncellements de portes et fenêtres abritent un peintre, un sculpteur, un tailleur de pierre, un mini café-crêperie… et mille choses encore !

Les travaux de mise à niveau, assainissement, voierie, aména-gements de jardins et places… d’Essaouira n’en finissent pas.
Les quartiers sont faits, défaits, refaits mais il semblerait d’après les autorités et les rumeurs publiques que cette fois sera la bonne. Le grand chantier est prévu sur trois ans. Déjà des avancées, des changements notoires ; horloge (nous espérons toujours qu’ils y remettent un cadran) et sa porte entièrement renduites et protégées, on regrette juste la belle couleur rose d’origine. Marteaux piqueurs et Cater se relaient dans la rue commerçante de la médina mettant en évidence des débordements d’égouts dans les tranchées : circulation difficile pour les piétons, poussière et gadoue pour les pieds, manque à gagner pour les boutiques mais ce sera tellement mieux ! Comme toutes les vieilles villes, les chantiers en profondeur sont délicats et les sols d’Essaouira faits de sable et de roche sont difficiles à travailler, les risques d’éboulement ne sont pas loin. La nouvelle ville et ses quartiers n’est pas en reste, les routes se bitument, les trottoirs ne sont plus en terre battue, ruelles pavées, rond points créés, aménagement d’espaces publics…plus esthétique et plus propre, personne ne s’en plaint !

Les amis de Thierry, décédé en janvier dernier, tiennent à lui rendre hommage. L’atelier de fumaison, saumon et autres poissons, qu’il tenait avec sa femme dans le quartier industriel de la ville juste après les cimetières fonctionne toujours grâce au travail et au courage de Sophie.

Guido : 33 - ZAPPING EN VILLE

Le Géant a disparu ! Comme un seul homme les habitants de la ville sont en colère et tristes face au massacre du phytolacca du bastion de Bab Marrakech.

Après un appel pour le sauver l’été dernier, il est maintenant trop tard. L’arbre remarquable plus que bicentenaire, mémoire et patrimoine de la ville, est mort. Les larmes coulent devant ce désastre. Le prochain parti écologique en place a probablement inclus la sauvegarde de tous ces arbres centenaires de la ville et pris en considération leur inestimable valeur !

La BBC a tourné au mois de novembre un documentaire dans la ville d’Essaouira. Il s’agit de films retraçant l’histoire moyenâgeuse, des villes d’Avignon et de Venise touchées par la peste. Le tournage en différents endroits de la médina a attiré nombre de badauds et heureux étaient les sélectionnés pour participer à la figuration.
La petite place Taraa du mellah, en haut de la rue commerçante sidi Mohamed Ben Abdallah, revit. Charmante, propre, il est très agréable d’y déjeuner. Deux petits resto du midi se partagent l’endroit côtoyant le vieux café dans lequel on joue aux cartes toute la journée, le vendeur de jus d’orange à la pimpante charrette ou encore, fabricant de zelliges et antiquaire. Un endroit agréable pour déguster de bonnes assiettes originales à petits prix.

La tour de l’horloge de la ville, à l’entrée de la place Chefchaouen est en réfection. Peut être rythmera-t-elle le temps des habitants comme par le passé dans les semaines à venir ?

Par ailleurs l’on s’interroge de voir les deux arbres caoutchouc de la même place dépérir à vive allure. Leurs branches sont arrachées voire coupées n’importe comment. Des arbres plus que centenaires à ne pas abandonner et qui donnent à l’endroit un indéniable charme et un véritable souffle à la ville pauvre en espaces verts.

Nous pouvons constater qu’après avoir perdu son nez, puis sa plaque commémorative, le pauvre Orson Welles est maintenant souillé de jets de peintures marron et verte dans le jardin qui lui doit son nom à l’entrée Sud de la ville. Nettoyage et réparation s’imposent pour ce grand nom du cinéma !

A tous ceux qui l’attendaient et aux autres, le livre d’histoire sur Essaouira dont je vous parlais dans le numéro précédent du Guido est désormais disponible en librairie dans la ville : Essaouira Mogador, histoire d’un destin singulier, André Ménard, éd. La Croisée des chemins/Atlantica, 2011.

Avis aux fouineurs : tous les samedis et dimanche en fin d’après midi, vers 16 heures, un petit marché, dit le « souk de la nuit », se tient dans le lotissement 5, ville nouvelle d’Essaouira. Vêtements de marques européennes (Zara, Décathlon, Sisley etc.), chaussures, bazar textile en tout genre ainsi qu’un stand de vaisselle. Chacun peut trouver son bonheur à tout petit prix, pantalon, veste ou pull, pour les petits et les grands à condition de ne pas craindre ce qui parfois vire à la foire d’empoigne !

A ceux qui s’étonnerait de voir le nombre important de ressortissants Sénégalais dans la ville offrant aux passants tissus bigarrés, statuettes ou poudre de perlimpinpin, il est utile de savoir qu’aucun visa n’est nécessaire pour circuler, dans les deux sens, entre les deux pays. Les Sénégalais résidant au Maroc ont leur association, l’ARSEREM (Association des Ressortissants Sénégalais Résidant au Maroc).

Un résident de la ville d’Essaouira, le comte Philippe Pozzo Di Borgo, fait depuis quelques temps la une des infos cinématographiques et ce n’est visiblement pas terminé ! Le film Intouchables , d’Olivier Nakache et Eric Toledano avec François Cluzet et Omar Sy est le plus gros succès de l’année 2011 au Box Office Français, s’inspire de la biographie du comte.

Pour les amateurs de projections cinématographiques, le café-resto, « La Tête dans les étoiles », situé à l’entrée de la ville dans les bâtiments neufs de Bab Sbaa, hors médina, reprend ses soirées cinéma à thème. Celles-ci se dérouleront désormais le vendredi à 19 heures à compter du 9 décembre et débuteront par les œuvres de Steven Spielberg.

Guido : 30 - IN-CITY ZAPPING

The old fondouk on Zerktouni street, named el Karma (translation of fig tree), after the vegetable and meat souk, going up toward Bab Doukkala, on the left-hand side, a building with traditional room arrangement, the large court sheltering a fig tree well-known by the city’s inhabitants, will soon be for sale to bidders. For around six months, its doors have been closed and it is no longer to grill fish there or savour a tea under the shade of its more than one-hundred-year-old fig tree.

In Essaouira, more than two hundred children live on the street or in extremely precarious conditions. The association « Au cœur de l’amitié (At the Heart of Friendship) », little known by the city’s inhabitants, is carrying out important work with around fifty children whose parents have great difficulty, performing solidarity work for these children. The association has been working every day of the year since 2002 with regularity and effectiveness with the utmost discretion. The house sheltering the association offers lunch every midday to these children, who come at 16h for a snack and scholastic support. The five people at the office each have a precise function, in addition to the two salaried workers, a chef and a gentleman who takes care of the multiple tasks at the home, in addition to training the children and accompanying them to the AFME media centre, with whom the association has developed a partnership. The children attend cinema sessions at the media centre, and three of them follow French courses. Children with the most scholar difficulty benefit from the support of a paid teacher at the association’s headquarters. A volunteer worker joins the team, depending on the period of the year. A mission for education, for scholarization, and for access to care and leisure. Events are held in parallel fashion in France and Morocco in order to raise the funds necessary for all of these actions. Donations or sponsorship, it is all possible. You may contact them at :
Office: Françoise Belhaoui (068 16 40 87), Aasma Talbi, Marie Claude Zursatz (062 49 56 91), Ilham Allach, Fouad Takni.
Morocco Headquarters - 1 rue Chaouia – BP. 608-44 000 Essaouira
www.au-coeurdelamitie.org - Email : aucoeurdelamitie2002@yahoo.fr


The recent blossoming of the Azlef Quarter in the city of Essaouira, toward the exit in the direction of Marrakech, is noteworthy. Buildings are constructed, the streets cleaned, and even a roundabout for greater user safety, and the new boutiques are multiplying : bakeries, butcher shops, supermarkets, restaurants, service offers and brick-a-brack or decoration objects, another new medical clinic and varied agencies. Offers and places to discover or re-discover in a quarter made more alive.

The collective exhibition Mosaïque, assembling around ten artists, continues in the Bab Marrakech bastion.

In this season, strawberries show their sensuality; red, good-sized and highly appetizing on several travelling merchants’ stands. Time to eat! The desserts or smoothies that can be made with this beautiful fruit are multiple and varied, each one just as good as the other.

Sounds of silence ? It looks like almost half of joiners and cabinet makers are quitting their profession to take on employment such as taxi driving. The reason must be the sharp increase in their first profession, as well as its rarefaction. No more wood, no more work!

Guido : 29 - TOWN ZAPPING

We like the spice shop which opened a few months ago in the Ibn Khaldoun Street: colours and perfumes flow out of it and pervade the streets and one finds a very gracious welcome there.

One may regret that the sculptures erected in front of the Sofitel and the Atlas hotels last June for the Gnaoua festival were removed but we do appreciate the replacing ones in front of the Sofitel though they are not in full view.

Loft-expo: a brownfield industrial zone is now hosting painting exhibitions; it is right at the end of town behind a City Hall annex, at the end of the motorway north of town: a very good initiative!

The Rosalie: an initiative for tourists was born last summer on the sea front walk, we are not aware of the reasons that stopped it. Activities of that type are in shortage in the town. The Rosalie gave the town a summer atmosphere with the karts, the four wheel bicycles, the trampolines and Moroccan and European tourists were happy to see that one did not forget children in Essaouira. It is a pity that the operating license ends on September 15 while tourists come all year round to our town. We are hoping for a quick return of these events.

Here is one’s view on the golf course from a passing tourist: “The place is beautiful and the vegetation is very interesting: all these olive trees and these witch’s claws. Form the point of view of aesthetics, the view is magnificent for players and ramblers alike. The course is well maintained, some holes are protected from the wind, some are not, which gives the course an added interest; from a technical point of view, this course is accessible to all: everyone can enjoy themselves whatever their level of practice. There are not many patrons but the welcome is very good; the caddies are very well trained and we like the fact that one is offered water to drink all along the course. The wind makes for a different approach to the course: it is not a stumbling block but an added challenge. There is one hole, though (whose number we have forgotten) that we would have liked to see turned around as when we are facing it, we are turning our back to the landscape. As for the holes 9 and 18, they stand a bit too far back from the future club house where one will pause for lunch before going back on the course. The putting green and the practice are great and there is nothing to say about them: they are perfect for trials and warm ups. A good point for the retention ponds and their water purifying plants. “

One feels angry at the location chosen to build the Sidi Kaouki restaurants to replace those which burned in July 2009: they completely hide the town marabout set on the beach. This is a beautiful monument as well as being the raison d’être of the town and the place of a pilgrimage every year in August!

A good environmental action: in order to stop the constant shifting of the dune located at the end of town which encroaches everywhere and covers parking lots, huts and roads at every change in the weather, wooden gates are presently erected and some vegetation will be planted later on to stabilize the sand. This dune, moreover, was systematically being destroyed by horses, camels, quads and ramblers. It is a good initiative from the public authorities.

Not to be missed: visual arts gallery exhibition from December 18, 2010 to January 18, 2011 at the Fort Bab Marrakech in Essaouira.

Magic Youssef Chouiter, our extraordinary local magician, is organizing for the second time a Magic Festival in Essaouira. This manifestation last year which included not only a festival but also a gala, conferences, a competition and an exhibition was a big success as he gathered about 50 illusionists from Morocco and elsewhere. He is now launching an appeal to any possible sponsor to repeat this event in the spring 2011: we fully support him. One can always attend one of his magic evenings or meet him at the Taros or at the Sirocco or you can also contact him at +212(0)671491646.

Guido : 28 - TOWN CHECK

The artist’s square
The artist’s square and its shop keepers are getting involved: they have invested the little shops such as surfing material, antiques, paintings, products derived from argan…From a knowledgeable source, after a talk with Mr Andre Azoulay, a plan for the restoration of the square should start in the autumn in the context of the rehabilitation of the Mellah. The square situated at the North exit of the town at bab Doukkoula, has been abandoned for several years and retains all kinds of unhealthy smells. We do wish, like all the shop keepers, that the square can start its new life as soon as possible.

The boats in the harbour
Last winter the blue boats in the harbour deserted the basins and were dismantled and put to dry because of the invasion of the moussa – “taret” in French- a wood eating mollusc. After having suffered a lot of damage, the boats seem to come out all right once again. The harbour was empty last summer not because of the damage caused by the moussa but because the owners had taken their boats further south where the fishing is better. To those who asked us if the fabrication of new boats had been forbidden, we will simply say that the fabrication has been stopped because the quota was reached.

The town greyness
Inhabitants, residents or tourists have noticed that the town becomes greyer and greyer a little bit more every month and loses its white and buoyant usual aspect. You just have to sit in the middle of the Grain Square and lift your eyes: a short while ago, all the walls were white and now they have become sad and grey: the lime has disappeared with the rains. The whole of the Medina is in the same state. When will people have the will to give back the light to this so pretty town and make the streets of the new town easier to walk in?

Handicraft
Our congratulations to all the handicraft shops which are able to adapt to fashion tendencies whether in shapes, colours or materials in clothes, accessories, jewels or daily objects.